L’Autre au miroir de la scène - Colloque international

City: 
Lille
Country: 
France
Organizer: 
Universités de Lille III et de Valenciennes
Closing date for submissions: 
15 January, 2010
Event dates: 
18.11.2010 - 20.11.2010
Contact: 
Catherine Dumas cathe.dumas@wanadoo.fr ou Karl Zieger Karl.Zieger@wanadoo.fr

Universités de Lille III et de Valenciennes
Colloque international

L’AUTRE AU MIROIR DE LA SCENE

18, 19 et 20 Novembre 2010

organisé par Catherine Dumas (Lille3) et Karl Zieger (Valenciennes)

Programme
 

Jeudi 18 matin (Univ. Lille 3, Maison de la Recherche) :

9.15 : Accueil
9.45 : Ouverture du colloque par Marie-Madeleine Castellani (directrice de l’ALITHILA) et Jean-Charles Herbin (directeur du CALHISTE)
Présentation du colloque par Catherine Dumas (Lille3) et Karl Zieger (Valenciennes)

Président de séance : Manfred Schmeling
10.00 – 11.00
Antiquité :
Nathalie Lhostis (ENS Lyon), « L’adaptation des comédies grecques à Rome comme lieu d’élaboration d’une évolution des mœurs et des idées romaines : l’exemple de Plaute »
Ariane Ferry (Univ. de Rouen), « L’étrangeté irréductible des dieux dans les avatars scéniques du mythe d’Amphitryon »
11.30 – 12.30
Moyen Age :
Bernard Faivre (Paris Ouest - Nanterre), « L’Ici et l’Ailleurs. Le Palais et la Taverne dans Le Jeu de Saint Nicolas de Jean Bodel »
Olga Romanova (Académie ukrainienne des Sciences, Kiev), « Les scomorohs comme l’«autre» image de la vie médiévale dans la Sainte Russie.»

Jeudi 18 après midi (Univ. Lille 3, Maison de la Recherche) :
 

Président de séance : Chris Rauseo
14.30 – 15.30
Images et adaptations :
Clarisse Roche (Paris-Sorbonne) : De Goliath au Fils prodigue : l’Ottoman et l’hérétique au crible d’une exégèse théâtrale catholique à Vienne au XVIe siècle.
Camilla Cederna (Lille – Nord de France, Lille3), « Une intégration difficile: le projet de métissage théâtral de Goldoni à Paris »
16.00-18.00
Francesca Reuter, « Effets d'étrangeté au service de la poétisation du monde. Masques et costumes du Théâtre italien dans les oeuvres des romantiques allemands »
Claude Colbus (Metz – Sarrebruck), « L’Allemagne et les Allemands dans le Faust de Gounod (version de 1859) : une projection en miroir de la société française du second Empire »
Fanny Bougenies (Lille – Nord de France, Valenciennes), « Le personnage de Mordaunt dans Les Mousquetaires d’Alexandre Dumas : l’incarnation d’une  impossible altérité. »


 

Vendredi 19 matin (Univ. de Valenciennes, FLLASH, Amphi 150)

Dramaturgie, Président de séance : Monique Dubar
9.30 – 10.30
Serge Rolet (Lille – Nord de France, Lille3), « Le Révizor de Gogol : un autre au carré »
Kerstin Hausbei (Sorbonne-Nouvelle), « Jeux de miroirs multiples : l’altérité dans le dispositif postdramatique »
11.00 – 12.00
Jean-Claude Mailhol (Lille – Nord de France, Valenciennes), « L’intrusion de l’étranger dans le foyer, ou la raison d’être de la tragédie domestique élisabéthaine »
Marie-Françoise Hamard (Sorbonne Nouvelle), « La France au miroir de Venise: Musset dramaturge lecteur de Byron »

Vendredi 19 après midi (Univ. de Valenciennes, FLLASH, Amphi 150)

L’Etranger, Président de séance : Joëlle Prungnaud
13.30 – 15.00
Hélène Lecossois (Univ. du Maine, Le Mans), « L’Irlande au miroir de ses scènes : elle-même comme une autre »
Karine Bénac-Giroux (Univ de Franche Comté, Besançon), « Identité et altérité dans Le Français à Londres de Boissy (1727) et L’Anglais à Bordeaux de Favard (1763) »
Frédérique Fouassier (Tours), « Family business » : Pères juifs, filles juives sur la scène élisabéthaine »
15.30 – 17.00
Raïa Zaimova (Académie bulgare des Sciences, Sofia), « Les images de Roxane – une figure féminine de l’Histoire orientale »
Emilie Lumière (Toulouse-Le Mirail) : « De l’Autre à Soi. La problématisation de la représentation de l’Autre dans la pièce Yo tengo un tío en América (1991) d’Albert Boadella »
Dan Urian (Tel Aviv), « L’image de l’Arabe au théâtre israélien ».

(18.00 – 19.00 Visite du « Phénix », Théâtre de Valenciennes )


 

Samedi 20 (Univ. Lille 3, Maison de la Recherche) :
 

9.00 – 10.30
Langue, Président de séance : Anne Ducrey
Marie Burkhardt (Université de Zurich), « Révélateur de dysfonctionnement et objet de salut : l’Autre dans le théâtre de René de Obaldia »
Céline Paringaux (Lille – Nord de France, Artois), « La langue de l’Autre dans le théâtre comique de la 2nde moitié du XVIIe siècle
Jean-Paul Dufiet (Trento), « La langue de l'étranger dans le vaudeville »
11.00 – 12.30
Problématiques contemporaines:
Sylvain Diaz (Univ. Lumière-Lyon2), « De Par-dessus bord à Tori no tobu takasa : altérité et mondialisation chez Michel Vinaver et Oriza Hirata »
Stéphane Hervé (Montpellier3), « L’Autre chez Fassbinder : de l'épuisement du scénario sacrificiel »
Mireille Losco-Lena (Univ. Lumière-Lyon2) , « Rire de l’Autre ? Mutations du statut du personnage comique dans les écritures dramatiques contemporaines »

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Appel à communications

 

 

 

    Objet d’observation, mais aussi projection de l’imaginaire, l’Autre en littérature reste un  terrain composite, conjuguant objectivité et fantasme, illusion et décryptage du réel. 

  On se proposera d’examiner comment le Théâtre, genre à la fois textuel et scénique, s’empare de cet imaginaire de l’altérité et l’exhibe, selon les modalités qui lui sont propres, renouvelant ou aggravant des stéréotypes préexistants, ou au contraire recréant de nouvelles figures ou figurations de l’Autre dans un sens essentiellement novateur.

 

    Comment  se joue la représentation de l’Autre au théâtre, de quelles codifications, de quels topoi fait-elle usage ?  A quelles conventions, à quelle axiologie sa conception répond-elle ? Sa place dans la dramaturgie est-elle centrale ou accessoire ? Comment le rapport à l’Autre s’exprime-t-il dans l’un des éléments structurants de l’œuvre théâtrale : le dialogue ? Qui est l’Autre (pour le dramaturge, pour son public) ? Nous esquisserons ici quelques pistes de recherche :

 

* un  personnage

      Au sein d’une sphère sociale ou d’un milieu familial donnés, l’Autre peut être le voyageur, l’étranger, qui, pénétrant dans cet espace, tranche sur les autres personnages par son costume et son langage, ses manières et ses valeurs. Pôle d’attraction-répulsion, cette figure dérange, suscite le rire ou le mépris, plus rarement la fascination de ses partenaires dramatiques. Les exemples depuis l’Antiquité sont multiples ; dans la comédie classique, l’Autre est le provincial, ou encore le non initié, celui qui n’a pas intégré les codes de la mondanité,  celui qui se trouve, à la faveur de sa fortune ou d’un déguisement, propulsé dans une classe supérieure à sa classe d’origine. A d’autres époques de l’histoire du théâtre (nous pensons notamment à celle du Naturalisme) l’étranger peut être le déclencheur de l’action, provoquer une mise en cause des relations existant entre les autres personnages ; on évoquera alors le cas du Bote aus der Fremde ou de l’intrus.

 

 

* un cadre, un groupe, des figures de l’Histoire

   L’Autre au théâtre est aussi l’image construite ou reconstruite du pays étranger et de ses coutumes. En ce sens l’évocation de l’Autre recoupe celle de l’Ailleurs,  fictif ou fantaisiste, cadre-prétexte d’une action lointaine, ou au contraire conception élaborée, conduisant  à une vision idéalisée ou dépréciée du peuple voisin, de ses dirigeants  et de leurs valeurs.

     Dans la tradition du théâtre historique censé représenter des événements réels survenus à l’étranger, la vision dramaturgique porte d’ordinaire sur les gouvernants de la nation : la représentation historico-politique de l’Autre est sans doute plus significative quand elle porte sur une période presque contemporaine du dramaturge : Le Massacre à Paris de Marlowe, qui évoque la Saint Barthélémy, propose une image féroce et machiavélique de Catherine de Médicis. Le Schisme d’Angleterre de Calderón diabolise aussi Ann Boleyn, responsable de l’instauration de l’anglicanisme.

 

 

* l’adaptation de l’œuvre théâtrale étrangère, ou la réécriture de «l’Autre» 

  On évoquera enfin les traductions et adaptations des œuvres étrangères, soit qu’il y ait maintien de la localisation initiale (comme par exemple dans Le Cid de Corneille), ou au contraire déplacement, « relocalisation » dans le pays du dramaturge (pièces démarquées de l’étranger). 

  Dans tous les cas se pose la question de l’idéalisation ou du dénigrement, de la « neutralité »

réelle ou prétendue.

 

 

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Les propositions de communication sont à envoyer par courriel avant le 15 Janvier 2010 à Catherine Dumas ou à Karl Zieger , en « pièce attachée » mentionnant le nom, le rattachement académique, le titre de l’intervention proposée et une brève description d’une dizaine de lignes de celle-ci.

 

Le Comité scientifique qui choisira les propositions à retenir est composé de :

Yves Chevrel (Paris IV), Anne Ducrey (Paris IV), Sylvie Humbert-Mougin (Tours), Didier Plassard (Montpellier III), Manfred Schmeling (Université de la Sarre, Saarbrücken), Monique Dubar, Catherine Dumas, Claude Jamain, Joëlle Prungnaud (Lille III), Chris Rauseo, Véronique Sternberg, Karl Zieger (Valenciennes)

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