Centre d'études Poétiques (CéP)

Country: 
France
Contact: 
dayre@orange.fr
Depuis sa création en 1991, le Centre d'études Poétiques (CéP) s'est donné pour objet la poésie contemporaine, et a pour vocation de travailler à la jointure de l'écriture poétique et de la réflexion critique. Plus précisément, il s'agit de rendre compte aussi complètement que possible de toutes les formes nouvelles de pratiques poétiques résultant d'une déstabilisation des attributs et des définitions traditionnelles de la poésie comme genre, remise en cause qui commence à apparaître dans la seconde moitié du XIXe siècle. 

On s'est efforcé dans cette perspective d'élaborer les outils critiques susceptibles de rendre compte de la part d'inédit propre à ces nouvelles formes d'écriture et de création.  Au cours de ces années de recherche, il est nettement apparu que ce que l'on appelait "poésie" se trouvait en contact ou en diverses postures d'"alliage" avec ses dehors, d'autres langages - entendus comme d'autres langues (de l'extrêmisme idiolectal à l'invention plurilingue) ou d'autres systèmes sémiotiques (rencontre avec les arts plastiques, le théâtre ou la musique).

C'est ainsi que la reconfiguration du CéP s'est imposée : il accueille désormais des chercheurs qui s'occupent de domaines linguistiques non français, et des poéticiens spécialistes des siècles préclassiques, de la musique, des arts plastiques ou du théâtre. 

Le site actuellement en cours de restructuration accueillera prochainement une rubrique consacrée à ces domaines de recherche. Dans ce nouveau contexte, le mot "poétique", dans le nom du Centre, renvoie désormais moins à la délimitation génériquement stable et limitée d'un certain objet d'étude (la poésie), qu'aux discours tendant à rendre compte d'esthétiques en cours d'élaboration ou qu'à un savoir propre au littéraire dans ses rapports à d'autres pratiques discursives ou sémiotiques (la poétique, les poétiques, - d'auteurs ou d'époques, de genres, etc.).

"Pour ne savoir pas trop ce qu'est la poésie, cette figue sèche en revanche..."